Irak: l'agression de l'écriture! Osvaldo Torres

Publié le par Osvaldo Torres

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(Photo: "Père, Mère! où es-tu...pourquoi ne viens-tu pas, qui te détruit donc...")

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Première guerre contre l'Irak.
Deuxième guerre contre l'Irak....

Ca me fait mal à l'âme, aux os...
Premières images, enfants, femmes, grands-pères, mères, pères, maisons détruites...les conquérants descendent des nuages, agressent depuis le ciel....Un camion traverse le désert....L'avion le vise...Je crie: "Attention, ce n'est pas seulement un camion, il y a des gens dedans, va-t-en!". Personne ne m'écoute, la bombe tombe quand même.
Au travers de mes larmes d'impuissance, je me suis demandé ce que je savais de ce peuple: très peu. J'ai cherché à en savoir plus, et j'ai rencontré la poésie, l'origine de l'écriture, le passé d'un peuple sage et aussi agresseur (comme à chaque fois qu'il y a de l'ignorance en l'homme).
Il faut faire quelque chose. La télévision me montre un drapeau irakien, au milieu du sable du désert, et de là tout commence. Une envie irrésistible de parler avec les couleurs de ce peuple savant qui est agressé, envahi pour être pillé...
Tout le monde croit aux histoires du pentagone. Moi NON! et je l'exprime en couleur. Les couleurs du peuple d'IRAK. J'ai utilisé des pigments africains, de la colle blanche sur un papier 50 x 60 cm de 300 grammes.

Les titres des photos de la galerie:
1- Avant la Première Bombe made in USA, le prophète, l'homme, cheminait, tranquille. Il savait que son histoire était gigantesque.
2-
La Première Bombe made in USA détruisit les livres, l'écriture la plus ancienne de l'humanité.
3- Les couleurs du drapeau irakien, du désert, ainsi que les siècles de lumière, cherchèrent refuge.
4- La tête de l'homme semblait vivante au milieu des décombres .
5- Prier, prier mille fois, demander pardon, ainsi se tenaient les irakiens qui ne comprenaient pas ce qui se passait, tandis que les enfants mouraient.
6- Les femmes couvertes d'un voile noir des pieds à la tête montaient au ciel pour trouver refuge, tandis que l'Histoire écrivait ses mensonges. Pauvre irak.
7- Le Pétrole! Le Pétrole! Où est le Pétrole? criait l'envahisseur.
8- Les veillées étaient quotidiennes. Des milliers et des milliers de gens moururent, mais les nouvelles contrôlées étaient  dirigées vers le coeur des innocents du monde.
9- Autre bombe made in USA...le silence du monde se fait plus terrible encore...
10- Mère! Père! Où es-tu...pourquoi ne viens-tu pas, qui te tue...
11- Les enfants aussi voyageaient dans le ciel en quête d'un refuge. L'Irak souffre ,et beaucoup croient le discours américain...une énorme tristesse m'envahit.
12- C'est alors qu'apparaît Guantanamo et là, on légalise ce que Pinochet faisaitt, caché dans des trous à rats...Quelle honte!!
13- Ma tristesse s'appelle Irak, je souffre avec eux...Je ne peux me résoudre à les abandonner, il me coûterait la vie de rester indifférent à tant de douleur...Que faire, ici à Paris?
14- Et aux USA, tout va bien?...oui, jusqu'à une prochaine guerre.
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rodrigo eduardo olivares olivares 06/09/2010 06:35


OLasoi rodrigo hijo de SANDRA INES OLIVARES olivares de antofagasta chile : ) queria contactarle si es posible DON OSVALDO adios


Cristian Ortoli 22/05/2010 19:11


Bonjour,

L'art,au coeur de la souffrance du Monde.La peinture,la poésie,la musique,la sculpture s'élèvent très haut comme les notes blessées de l'âme séculaire des peuples qui saignent. Le XXème siècle fut
un siècle tragédies, terrible; personne n'oublie l'ignominie et la révolte gronde.Nous fondions dans la connaissance,la culture, le grand espoir d'un siècle qui balbutie,trébuchait dès ses premiers
pas,qui s'enlise aujourd'hui dans ces conflits localisés, qui défont et blessent cruellement le patrimoine de l'humanité...Car ceux du profit règnent et louent l'éphémère, instituent l'oubli,
prônent le culte froid du système.Les maîtres sont les valets d'un ordre établi qu'ils ne commandent plus! Mais nous! il faut résister, dénoncer, raviver la mémoire,rejeter ces modèles aveugles
battis sur la puissance militaire et l'injuste répartition des richesses dilapidées, arrachées à la terre, aux dépends de la pauvreté. Je parcours l'histoire, j'ai aussi honte d'un passé où le
silence des ordres et l'hypocrisie d'état cautionnait l'horreur, quand la terre d'asile s'ouvrait aux assassins et aux dictateurs; quand le pouvoir se salit les mains là où les droits de l'homme
sont encore et toujours violentés et torturés, marchés obligent ! Il y aurait tant à dire, aurions nous une note d'espoir? Puisse la communication, l'expression libre et lumineuse de l'art et de la
culture réveiller les civilisations en sommeil qui n'ont jamais abdiqué.La voix - e - des armes est redoutable; celle de la réappropriation collective de tous nos moyens d'expression et de
communication sera de nature à ébranler les orientations d'un seul et unique monde aux finalités exclusivement vouées aux lois du marchés et de la finances. Car, comme en compétition, l'exaltation
du résultat et de la place, ont poussé bien des adeptes aux plus viles travers pour se placer! Mais plus encore, ce monde est une fuite frénétique en avant, nulle part, loin, très loin des valeurs
ancestrales, de la dignité et des vertus de l'homme dont on ne saurait douter. Il me semble parfois que l'homme social est condamné par un être mondial, plus puissant, intransigeant, dépouillé de
sens et de jugement critique.
Continuez à peindre, à créer, à dire avec les pigments rouge latérite, les affres cachés de ce monde; il le faut! Ce cheminement est remarquable, poignant et nul ne saurait demeurer insensible à
vos témoignages.
Bien à vous et avec toute mon amitié de la Terre de Corse, cette Terre libre qui jadis tomba sous le Joug de l'après 89 et qui connu les heures sombres de la pacification, les déchirures d'un
peuple et de sa culture millénaire
Amicizia è Fratiddanza, Cristian